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Brexit news : toujours un risque pour l’industrie pharmaceutique ?

What about Brexit News ? Ce matin, je regardais sur une chaîne anglaise, bien réputée, vous savez celles qui ont des belles présentatrices blondes qui avalent les trois quarts du mot en l’aspirant et à qui on a envie de dire : « Mais RESPIRE bon sang ». Face aux événements qui se sont accélérés cette semaine, j’ai eu envie de faire une mise à jour afin de clarifier pour vous, chers lecteurs les étapes clés d’un nouvel épisode du feuilleton DALLAS, oh pardon BREXIT ! Eh oui, ça lui ressemble ou presque.

Quelles nouvelles concernant le Brexit pour l’industrie pharmaceutique ?

Jeudi soir, le 21 Mars, l’Union Européenne a décidé d’accorder au Royaume-Uni une seconde chance. Cela afin d’éviter à Thérèsa May une sortie « sans accord » ou no deal. Trois options ont alors été proposées :

  • 1ère option : Les 27 accordent un délai supplémentaire et sans conditions jusqu’au 12 Avril
  • 2ème option : L’UE peut pousser ce report jusqu’au 22 Mai à une condition que la première ministre réussisse à faire voter, ce fameux accord de sortie négocié par l’UE et rejeté à deux reprises par le parlement Anglais.
  • 3ème option : Le report du Brexit à plus long-terme : ici pas de date avancée mais la demande doit venir expressément des britanniques qui doivent justifier les raisons du report, mais aussi s’engager à organiser des élections Européennes.

Dans ce cas ; le Royaume Uni s’engage donc envoyer des députés à Bruxelles, pour in fine, repousser le Brexit ou tout simplement l’annuler : cet engagement devra être pis avant le 12 Avril « la nouvelle date fatidique ». En un mot, la balle est dans le camp des britanniques… nouvel épisode à suivre de près…

Qu’en est-il pour l’industrie pharmaceutique et les entreprises françaises installées au Royaume-Uni ?

Une récente étude réalisée par « Le Monde » auprès de 71 entreprises françaises basées à Londres révèle que le Brexit a eu des conséquences néfastes : en effet 42% des patrons ont constaté un ralentissement des activités depuis le référendum de Juin 2016. De plus, pour leurs activités futures, 42% des entreprises ont déjà commencé à déplacer leurs activités soit vers la France soit un autre pays de l’Union européenne.

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Brexit news : le « Guardian » révèle l’Opération « Yellowhammer »

Outre les préoccupations dévoilées dans mon précédent article sur la pénurie possible des médicaments, entre autres, le journal Anglais « The Guardian » montre comment un « Hard Brexit » sème la panique au sein des institutions britanniques.

En effet, les autorités ont planifié l’opération « Yellowhammer » un plan de bataille qui décrit un rythme de travail 7 jours sur 7, 24h sur 24 et ceci pendant plusieurs mois afin de diminuer les conséquences d’un « Hard Brexit » ou un « no deal », une sortie sans accord. Dans ce plan, une dizaine de secteurs à très haut risque ont été identifiées, parmi lesquels les transports, les services de santé et l’alimentation.

Rappelons qu’en cas de « no deal » entre les Européens et le Royaume Uni, des ruptures d’approvisionnement seront possibles sur des médicaments et marchés déjà en tension. En effet, 73% des importations de produits pharmaceutiques au Royaume-Uni proviennent de l’UE – soit 37 millions de boites de médicaments chaque mois – et 45 millions de boites font le trajet inverse. Pour plus d’informations concernant l’industrie pharmaceutique, se référer à mon précédent article.

Jusqu’où ira la patience de l’Union Européenne face à la tergiversation des Anglais ?

brexit newsPendant ce temps-là, pendant que l’Europe entière suit de près ce sujet, les 27 commencent à en avoir assez des incertitudes. Du temps passé à régler les problèmes liés au Brexit ; ce qui les empêche de se consacrer aux « vrais » sujets comme le renforcement de leur défense, de leur politique industrielle commune et j’en passe…

En conclusion, l’Union Européenne a la légitimité de se poser cette question : est-ce vraiment un bon « timing » pour une grande puissance économique et militaire de quitter l’Union Européenne ? N’y a-t-il pas un risque d’affaiblir cette dernière face à la confrontation du protectionnisme américain, la menace russe et les « appétits » chinois ?

Affaire à suivre…

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