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Congrès médicaux en présentiel : le début de la fin ?

A l’ère « post-Covidienne » où les congrès médicaux et scientifiques voient un changement radical et inédit dans leur pratique et fonctionnement, qui datait de plus d’un demi-siècle, les congrès médicaux de l’après-COVID ne ressembleront à rien à ceux de l’avant COVID.

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Des tarifs d’inscription beaucoup plus accessibles et moins onéreux qu’auparavant

En parcourant le site de plusieurs congrès médicaux, les frais d’enregistrement en ligne, ne dépassent rarement une centaine d’euros. Cela va permettre un accès élargi à un nombre plus élevé à plus de médecins, internes, résidents, cadres et autres professionnels de santé. Pour beaucoup, ces professionnels n’étaient pas capables, pour différentes raisons, de voyager, de s’absenter ou tout simplement de payer les billets d’avions, les nuitées d’hôtel et les frais d’inscription.

En moyenne, un congrès physique en Europe coûtait entre 3000 et 5000 euros pour un professionnel de santé. Pour les congrès virtuels, les frais d’inscription ne dépassent rarement une centaine d’euros.

Un accès aux sessions plénières et aux symposiums en ligne, du confort de son salon ou de son bureau

Fini les heures interminables, pour s’enregistrer, chercher un hôtel, ou réserver un billet d’avion ! Plus besoin de les réserver longtemps à l’avance afin de bénéficier des meilleurs tarifs. Les sessions se passent dorénavant en direct et les professionnels de santé peuvent les suivre du confort de leur bureau ou les regarder à un moment ultérieur.

Les salons virtuels : un accès plus élargi à des congrès médicaux internationaux et transatlantiques

Une économie pour les professionnels de santé ! Ils pourront assister non seulement à des congrès locaux, mais aussi des congrès Européens ou Américains. Ils n’ont plus l’obligation de choisir un congrès par an. Le coût a drastiquement baissé.
Ainsi, pour les experts qui suivent les dernières avancées et recherches dans les congrès américains, le gain de temps est plus qu’appréciable. Ils seront plus présents dans leur service et en même temps ne ratent aucune présentation ou donnée importante.

Les gros perdants : les organisateurs des congrès médicaux et les sociétés d’événementiel ?

congre medicaux ville

L’organisation des congrès par les sociétés d’événementiels et les comités scientifiques est une machine de guerre. Elle se met en place d’une année à l’autre dès la fin du congrès. On peut imaginer que le manque à gagner des organisateurs s’élèverait à plusieurs millions d’euros. Le financement direct par les laboratoires en louant des stands, les sponsors « Gold » ou « Argent » ou bien l’enregistrement propre au congrès s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros.

De même, les villes qui accueillent les congrès voient un énorme manque à gagner. Les transports aériens, les hôtels, les restaurants, et autres services voient leur chiffre d’affaires augmenter pendant les congrès.

Si on compte en moyenne une dizaine de milliers de participants à chaque congrès international, le manque à gagner pour les villes est de plusieurs millions d’euros par congrès.

L’industrie pharmaceutique : le plus grand gagnant de cette version en ligne ?

congres médicaux pharma

La présence des laboratoires est cruciale afin d’avoir de plus en plus de visibilité. Toutefois, les coûts directs induits pour l’industrie pharmaceutique s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros par laboratoire.
Le schéma ci-contre détaille les différents frais de chaque laboratoire ou institution qui participe à un congrès.

Finalement, les organisateurs ont eu la rapidité de changer les congrès en présentiel en congrès digitaux en ligne : voici certains congrès en infectiologie, oncologie et allergie, européen et américain.

tableau congres médicaux

Les avantages du digital ne sont plus à énumérer. Nous sommes entrés dans une ère où chacun doit s’habituer à vivre avec le « nouveau normal ». Rien ne remplacera les interactions physiques ! Toutefois, la distanciation sociale reste de mise pour limiter la propagation du virus COVID 19.

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