skip to Main Content

Collecte de dons : la digitalisation est-elle nécessaire ?

Près de 2,6 milliards d’euros de dons ont été effectués en 2018 avec une part de 27% à destination du milieu de la santé. Ce qui nous permet de d’affirmer que la collecte de dons est une grande préoccupation des français. Cependant, nous avons tout de même remarqué une baisse du nombre de don effectués depuis plusieurs années. Cette tendance s’est surement aggravée suite à l’arrivée du prélèvement à la source, qui peut susciter certaines inquiétudes chez les donateurs. Aussi, les donateurs fidèles sont de plus en plus matures et cette population peine à se renouveler. La digitalisation de don ne serait-elle pas une façon d’y remédier, en touchant notamment une nouvelle typologie de donateurs ?

LA COLLECTE DE DONS DANS LE MILIEU DE LA SANTE

Le don caritatif pour la recherche médicale : une des causes préférées

collecte de dons

Une diversité de causes suscite l’intérêt et la mobilisation des donateurs. Parmi les causes les plus plébiscitées chez les français, le soutien à la recherche médicale entre en compte. En effet, elle est plébiscitée par un quart d’entre eux, juste après l’aide et la protection de l’enfance et la lutte contre l’exclusion et la pauvreté. Le soutien à la recherche médicale est l’une des causes préférées pour la donation et les domaines d’intervention dans la santé sont nombreux : Alzheimer, la lutte contre le cancer (lutte contre le, le diabètes, les maladies infectieuses et neurologiques, etc. Ils nécessitent des fonds importants et la collecte de dons est le moyen de financement le plus efficace pour continuer ces recherches.

Collecte de dons pour la création de structures d’accueil

Tous âges confondus, la recherche médicale fait partie des causes les plus soutenus, suivie de près par l’aide aux personnes handicapées. Les collectes de dons servent aussi à aider des associations et fondations qui souhaitent créer des structures d’accueil pour ces personnes. C’est le cas de l’association Les Tout-Petits qui œuvre pour construire des établissements destinés à accueillir des enfants polyhandicapés et ainsi améliorer leur quotidien. Afin de réussir ce type de campagne, il est nécessaire d’interpeller les Français sur l’importance des dons pour les associations et fondations. Les dons recueillis leur permettront de continuer leurs missions et de les développer.

LE PROFIL DES DONATEURS EN FRANCE

Habitudes et profil des donateurs

don caritatifLa générosité des français est saisonnière. 41 % des montant des dons en 2018 ont été faits sur les mois d’octobre, novembre et décembre. Une collecte de dons sur le dernier trimestre de l’année obtiendra normalement davantage de réussite au cours dernier trimestre que sur le reste de l’année. Au niveau des habitudes de paiement, la majorité des dons se font encore par chèque ou en liquide. Nous pouvons tout de même constater que le nombre de dons effectués par prélèvement automatique ou en ligne augmente peu à peu. De manière générale, les donateurs réguliers ou occasionnels donnent pour plusieurs raisons : par habitude, par compassion, pour se montrer utile mais aussi afin de défiscaliser. Les donateurs sont principalement issus de catégories socio-professionnelles supérieures, avec une part conséquente de personnes retraitées.

Une population vieillissante

La France est un pays généreux puisque que 44% des français effectuent un don au moins une fois par an. Les donateurs français sont fidèles : 94% des montants des dons reçus proviennent de donateurs réguliers. Parmi eux, 70% ont maintenu le montant de leurs dons au cours des dernières années. Un chiffre assez encourageant, même si le baromètre de la générosité 2019 de France générosités, nous fait tout de même constater une baisse de 4,2 des montants de dons. Cependant, le profil vieillissant des donateurs commence à inquiéter les fondations et associations.

En effet, presque un tiers des donateurs a désormais de 65 ans. Ce panel de donateurs peine à se renouveler et à rajeunir. Les donateurs fidèles sont âgés puisque, parmi ceux qui donnent au moins une fois par an, il y a 29% de personnes de 65 ans et plus. En revanche, seulement une petite partie de 25-34 ans donnent régulièrement. Cette tendance est néanmoins explicable : les moins de 35 ans réagissent surtout à l’actualité. Ils portent plutôt intérêt à des causes ponctuelles, qui sont celles suscitant leurs dons. Doit commencer à se pencher vers un renouvellement des donateurs ?

VERS LA DIGITALISATION DE LA COLLECTE DE DONS

collecte de dons

Qu’en est-il du don digital aujourd’hui ?

Le tassement des dons par chèques (qui représentent malgré tout 56% des dons) nous permet de dire que les habitudes de paiement changent. Nous assistons à la progression des dons par prélèvement automatique puisque 44% des dons sont prélevé automatiquement. Les dons collectés en ligne évoluent de façon positive et représentent désormais 15% du total des dons. Les données de France Générosité nous indiquent que le don moyen par chèque est de 68 €, de 14€ par prélèvements automatiques et de 106€ pour le don en ligne.

En termes de campagne digitale, l’e-mailing fait toujours partie des outils les plus populaires pour le lancement d’une collecte de dons. Tout comme la campagne par voie postale, il a toujours la cote auprès des fondations et associations. Il séduit près de 18% des donateurs interrogés si l’on se réfère aux résultats de l’étude « Global Giving Report ». Une opération d’e-mailing convaincantes a encore toutes les chances de séduire les personnes qui ont souscrit aux newsletters et les sympathisants de la cause de l’organisme associatif. Sans oublier le don par SMS, mis en place en décembre 2016. C’est une manière efficace d’adapter la solidarité aux nouvelles technologies et sensibiliser des donateurs plus jeunes.

Comment développer la digitalisation du don caritatif ?

Tout comme les industriels de santé, les associations et fondations doivent s’adapter aux évolutions du milieu. L’enjeu est de trouver de nouveaux relais de croissance sans se séparer du soutien des donateurs fidèles. La solution est de s’investir sur plusieurs canaux à même de permettre le recrutement de nouveaux donateurs. Force est de constater le vieillissement de la population des fidèles. La digitalisation doit permettre un renouvellement de cette population. Les objectifs d’une collecte de dons digitalisée vont donc être de toucher de nouvelles typologies de donateurs, en atteignant les plus jeunes.

collecte de dons

Selon France Générosités, 10% des français font déjà des dans par le biais du crowdfunding . Celui-ci confirme d’ailleurs son succès auprès des jeunes puisque la moitié des moins de 25 ans en a déjà fait l’usage. Le crowdfunding met directement en avant l’objectif à atteindre grâce à la donation. Cela correspond tout à fait à la cible, puisque 53% des jeunes donateurs ont comme critères d’incitation au don l’efficacité des actions. Pour exemple, la construction d’un établissement de santé peut être un objectif à atteindre par le biais du crowdfunding. Enfin, la cause soutenue par l’association ou fondation est au même titre un critère privilégié (54%).

Back To Top